Cours de Soutien Droit – Les études de droit en détail

Les études de droit en détail

Chaque année, plus de deux cent mille étudiants s’inscrivent en Droit. 
Vous en faites partie ou bien vous l’envisagez ? Cet article va vous intéresser !

Prérequis, programme, organisation, conseils, débouchés :
voici tout ce que vous devez savoir sur les études de Droit !

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L’entrée en faculté de droit :
aucun profil type mais des qualités essentielles.

Les bacheliers généralistes

Aucun prérequis ni profil type n’est nécessaire pour entamer des études de droit. Chaque type de bac présente ainsi ses avantages et permet de s’inscrire via Parcoursup en licence de droit. 

Les étudiants venant d’un bac L auront certainement une plus grande culture littéraire, historique, ce qui pourra les aider pour l’apprentissage de la dissertation ou lors des cours d’histoire du droit proposés en première année.

Les bacs S quant à eux arriveront très certainement à l’université avec une certaine rigueur et une capacité de démonstration, deux qualités indispensables en droit. 

Enfin les bacs ES, qui sont statistiquement les plus nombreux en droit, auront l’avantage d’avoir découvert durant leur scolarité les sciences humaines dont le droit fait partie.

Les bacs Pros

Chez les étudiants issus de bacs technologiques et professionnels, bien qu’ils soient les seuls à avoir déjà fait du droit, on constate un taux d’échec assez important. 
Toutefois, avec une forte motivation et une préparation plus encadrée, ils peuvent tout à fait réussir leurs études de droit !

Les Non bacheliers

Il est également à noter que les non-bacheliers qui ont une capacité en droit ou un diplôme d’accès aux études supérieures (option A) peuvent également entrer en L1.

Réorientation

Par ailleurs, des étudiants ayant entamé des études dans un autre domaine peuvent également revenir vers le Droit via des procédures de demande d’équivalence. Les passerelles existantes sont en effet nombreuses, notamment entre la faculté de médecine et celle de droit.

quel que soit votre cursus antérieur, vous devrez posséder certaines qualités essentielles pour réussir les études de droit :

Pendant vos études de droit, il vous faudra fournir une charge de travail bien plus importante qu’au lycée, le tout en n’étant absolument pas encadré. 

Il vous faudra donc également une bonne dose de maturité !

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Les études de droit : programme, déroulé et organisation.

A l’issue d’une licence en droit, l’étudiant doit avoir acquis des connaissances générales en droit ainsi que la méthodologie propre aux juristes.

En théorie

Si les facultés ont une marge de manœuvre en ce qui concerne les modalités d’examen et le choix des exercices donnés (QCM, dissertation, questions de cours, cas pratique ou commentaire d’arrêt et d’article), le socle commun en L1 et L2 reste le même pour tous  :

– En droit privé, vous aurez obligatoirement l’introduction au droit civil, le droit de la famille et des personnes, le droit des contrats, le droit pénal et la procédure pénale.
– En droit public, vous découvrirez le droit constitutionnel, le droit administratif, les finances publiques, le droit fiscal ainsi que le droit international et européen.
– Enfin, en première année, vous verrez également l’histoire du droit et des institutions.

Ce socle commun est complété par des matières dites « d’ouverture » telles que la sociologie politique, l’économie et la gestion, les relations internationales, l’informatique…


Par la suite, c’est en troisième année de licence que la spécialisation commence réellement à se faire. 

L’étudiant va alors pouvoir choisir entre un parcours plus axé sur du droit privé, ou bien du droit public, du droit européen et international ou encore tournant autour du droit de l’entreprise. 
Certaines facultés proposent également aux étudiants d’effectuer un stage en L3. Toutefois, nous vous conseillons fortement de ne pas attendre la L3 et de faire dès la première année des petits stages d’observation. Ils vous permettront de découvrir les métiers du droit, de peaufiner votre choix professionnel mais aussi, et surtout, ils seront un véritable atout sur votre CV que ce soit lors de la sélection en Master comme lors de votre entrée sur le marché du travail !

Très intéressant également, il vous est possible d’effectuer une année à l’étranger, le plus souvent dans le cadre des programmes d’échange Erasmus. C’est l’occasion d’apprendre une langue étrangère et là encore d’ajouter une belle ligne à votre CV alors si vous en avez l’occasion, n’hésitez surtout pas !

Le choix méconnu de la bi-licence !

Autre point assez méconnu : les bi-licences. Art et droit, géographie et droit, économie et droit, langues et droit… elles peuvent représenter une bonne alternative si vous n’êtes pas encore certain de vos choix professionnels ou si tout simplement vous voulez vous construire un profil plus polyvalent dont les entreprises sont de plus en plus demandeuses.

Dans la pratique, les bi-licences vont reprendre toutes les matières principales des deux licences. 

Attention : l’inscription dans une bi-licence se fait sur dossier, au regard des notes et appréciations obtenues au lycée.  Elles demandent par ailleurs une implication personnelle très importante car la charge de travail est bien plus importante encore que pour une licence classique de droit.

En Pratique

Nous avons donc vu les matières que vous allez découvrir… mais vous vous demandez très certainement comment cela se passe en pratique ?

Prenons l’exemple d’un étudiant entrant en Licence 1. 

Il fera sa rentrée courant septembre et démarrera alors une année universitaire coupée en deux semestres, s’étalant respectivement de septembre à décembre et de janvier à mai, avec des examens programmés, selon les facultés, en décembre et/ou en janvier pour le premier semestre, puis à partir d’avril ou mai pour le deuxième semestre.

Son année s’articulera autour de deux types de cours : les cours magistraux (CM) et les travaux dirigés (TD).

Les CM sont des cours en amphi avec un nombre important d’étudiants. Dans certaines grandes facultés parisiennes, vous trouverez des amphis avec une capacité de 1700 étudiants ! Vous l’aurez donc compris, durant ces heures de cours, il y a peu d’interaction entre le Professeur et les étudiants. Il s’agit de cours très théoriques mais auxquels il est toutefois important d’assister. Premièrement car il arrive fréquemment que le Professeur donne des pistes de sujets d’examen en insistant sur telle ou telle partie du cours, mais aussi parce qu’une première écoute, suivie d’une seconde en TD pour les matières principales, vous permettent de ne pas découvrir totalement la matière sur un livre, seul, la veille de vos partiels !

Vous aurez entre 24 et 30h de cours magistraux par matière et par semestre, 24 pour les matières dites complémentaires et 30 pour les principales qui sont en L1 : le droit des personnes et de la famille, le droit constitutionnel et l’histoire du droit. 

Dans ces trois dernières matières principales vous aurez des TD en plus des 30h de CM. Il s’agit là de cours en plus petits effectifs (entre 30 et 35 étudiants) où l’enseignant, appelé « chargé de TD », va revenir sur des points plus précis du cours d’amphi et surtout vous apprendre la méthodologie juridique des différents exercices juridiques tels que le cas pratique, le commentaire d’arrêt, la dissertation ou bien encore le commentaire d’article. Ces TD se découpent en une dizaine de séances d’1h30 ou 2h selon la faculté, à raison d’une séance par semaine (soit 3 TD par semaine pour les 3 matières fondamentales).

N.B : Si votre présence n’est pas contrôlée pour les CM, sachez qu’elle l’est pour les TD et qu’au-delà de trois absences, vous serez retiré de la liste d’étudiants et vous ne pourrez plus passer vos examens !

Ces séances de TD sont des temps très importants qu’il faut suivre de manière assidue et qu’il faut surtout correctement préparer au préalable. Tout d’abord car ces TD font l’objet d’une note qui compte pour autant que celle de l’examen final. Et puis, car il s’agit très certainement des temps de cours les plus instructifs et interactifs. Il est donc important de préparer les séances pour pouvoir participer et profiter d’avoir un enseignant accessible afin de poser les questions sur la matière et la méthodologie.

Conscient de l’importance des TD, le CFJ a mis en place un accompagnement dans la préparation des séances. Semaine après semaine, tout au long du semestre, nos professeurs vont tout mettre en œuvre pour vous assurer une bonne note de TD mais aussi une meilleure compréhension des matières principales et de la méthodologie, permettant ainsi d’arriver plus serein aux examens de fin de semestre.

Le reste de la licence, ainsi que le Master 1, sont construits sur le même format CM/TD.
Seule la cinquième année, le master 2, et a fortiori le doctorat, sont tout à fait différents.

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La validation de la licence et la poursuite des études de droit

La licence se déroule donc sur 6 semestres répartis sur 3 ans (L1, L2, L3), représentant un total de 180 crédits européens ECTS
qu’il faut obligatoirement avoir obtenus pour valider la licence (30 par semestre).

Comme nous l’avons dit, tout au long de ces trois années, les étudiants sont évalués lors de partiels à la fin de chaque semestre, mais également par un contrôle continu qui s’opère en TD. 

En ce qui concerne les matières à TD, pour la plupart des facultés, votre note finale sera composée de la moyenne de votre note d’examens et de votre note de TD.

Par exemple : si vous obtenez 08/20 à l’examen semestriel de droit des personnes et 16/20 au TD, votre note finale en droit des personnes sera de 12/20.

Sachez également que les différentes matières sont réparties en « UE », qui signifie Unité d’Enseignement. 

Selon les facultés, une compensation est possible au sein des UE, entre les UE, voire entre les semestres d’une même année vous permettant d’arriver à la moyenne et ainsi d’obtenir les ECTS pour valider vos années.

Des rattrapages sont également ouverts aux étudiants n’ayant pas eu la moyenne.

Par exemple, dans une même UE vous avez le droit civil, la langue étrangère et l’introduction à la science politique, si vous avez 12/20 en droit des personnes (6 crédits), 06/20 en langue (2 crédits) et 19/20 en Introduction à la science politique (3 crédits), moyenne faite de ces trois notes avec leur coefficient respectif, vous serez bien au-dessus de la moyenne, vous aurez validé l’UE et vous n’aurez pas à repasser la langue.

De même, si vous avez obtenu une moyenne générale de 9,30/20 au premier semestre mais qu’au second semestre vous avez eu 13,5/20, vous aurez validé votre année car vos semestres se seront compensés.

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L’issue des études de droit : les débouchés

Une fois votre licence validée, se posera la question de la poursuite ou non de vos études.

Vous pourrez bien entendu poursuivre en droit en entrant en master 1, voire par la suite en master 2.
Attention toutefois certains masters de droit sont extrêmement sélectifs, l’ensemble de votre cursus universitaire sera jugé. 
L’obtention de ce niveau bac+4 ou 5 est de toute manière nécessaire pour pouvoir passer certains concours tels que le concours d’avocat, d’huissier ou encore de commissaire de police.

Pour les plus passionnés et motivés d’entre vous, il y aura également la possibilité d’entrer en doctorat après l’obtention d’un master 2.
L’objectif est ici d’être docteur en droit et d’embrasser une carrière universitaire en devenant un expert reconnu dans un domaine précis. Ceci peut également présenter un intérêt pour certaines entreprises, notamment lorsque vous avez une spécialité recherchée (fiscalité, droit des contrats, propriété intellectuelle…).

Continuer en droit dès la validation de la licence

Métiers juridiques

Si certains métiers du droit ne sont ouverts qu’aux détenteurs d’un bac +4, voire +5, il existe malgré tout de nombreux métiers accessibles dès la licence : collaborateur de notaire, lieutenant de police, éducateur de protection judiciaire de la jeunesse, greffier, attaché territorial… .  

Attention : l’accès à nombre de ces métiers passe par la réussite d’un concours.

Métiers de l'entreprise

Si les concours ne sont pas faits pour vous, pensez aux métiers d’entreprise. Les métiers de la banque, des assurances ou encore les métiers de l’immobilier notamment. Sans concours d’accès, ce sont des secteurs en recherche constante de diplômés de la faculté de Droit. Du reste, de plus en plus de formations s’ouvrent au sein même de la faculté de droit dans ces domaines dont certaines L3 en alternance !

Réorientation

Si vous préférez poursuivre vos études tout en vous ouvrant à d’autres horizons, vous pourrez  envisager de vous tourner vers le commerce, les ressources humaines, le journalisme ou encore les sciences politiques… Il vous faudra alors passer des concours ou déposer des dossiers pour intégrer des écoles, le plus souvent privées.

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BONUS

Pour tous les L1 et L2 inscrits au stage de révisions

20h de vidéos de cours supplémentaires

Pour revenir sur les points essentiels du programme
en droit public et en droit privé !